L'alternative des savoirs autochtones au « tout ou rien » thérapeutique
Psychotropes 2001 DOI: 10.3917/psyt.071.0007 (opens in new tab)
Study at a glance
AI-extracted from the abstract| Characteristics | Clinical case study Case report Peer reviewed |
|---|---|
| Population | Patients in a therapeutic reception structure in the Peruvian Upper Amazon |
| Intervention | ayahuasca |
| Citations | 6 |
| Key findings | A therapeutic framework combining indigenous plant medicine practices with contemporary psychotherapy produced positive outcomes for two-thirds of patients, regardless of cultural background. |
Abstract
Résumé À la maladresse avec laquelle l’occidental induit des modifica~tions de sa conscience, les médecines ancestrales répondent par un savoir~faire des plus sophistiqués où non seulement l’induction contrôlée d’états non-ordinaire de la conscience n’est pas dommageable mais permet même de faire face au développement moderne du phénomène toxicomaniaque. À partir de son expérience clinique en Haute Amazonie péruvienne, l’auteur témoigne des ressources thérapeutiques que recèle un sage usage des plantes médicinales y compris celles à effets psychotropes non addictifs comme la fameuse liane ayahuasca. La mise en place, au sein d’une structure d’accueil, d’un dispositif thérapeutique articulant les pratiques autochtones et la psychothérapie contemporaine, permet d’obtenir des résultats très encourageants (positifs chez 2/3 des patients), au-delà du contexte culturel dont émanent toxicomanes et thérapeutes. Ce qui invite à une reconsidération des approches conventionnelles vers l’introduction de l’universelle notion d’initiation oubliée en Occident et vers laquelle semble tendre le toxicomane à travers sa quête ordalique.