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Pharmacopées indigènes et internationalisation du curanderismo péruvien : le cas de Takiwasi (Haute Amazonie)

David Dupuis

Cahiers d anthropologie sociale April 12, 2017 DOI: 10.3917/cas.014.0171 (opens in new tab)

Study at a glance

AI-extracted from the abstract
Characteristics Ethnography Peer reviewed
Citations 4
Key findings Argues that the transfer of indigenous Quechua Lamista pharmacopoeia to the Takiwasi clinic involved a deep transformation of the taxonomic representations accompanying its use, and outlines the original etiological-therapeutic theory in which these plants are now embedded. Uses this case to examine how the internationalization of Peruvian vegetalismo shapes the circulation and appropriation of pharmacopoeias.

Abstract

Fondée en 1992 par un médecin français, Takiwasi est à la fois une clinique de traitement des addictions et l’un des principaux centres du « tourisme chamanique » en Amazonie péruvienne. Depuis sa création, l’institution a développé un dispositif à visée thérapeutique caractérisé par la réappropriation d’éléments de la pharmacopée indigène (quechua Lamista), tels que les plantes émétiques ou l’ayahuasca. Cet article montre comment le transfert de cette pharmacopée s’est accompagné d’une profonde transformation des représentations taxinomiques qui accompagnent son usage et esquisse la théorie étiologico-thérapeutique originale dans laquelle s’inscrit désormais l’usage de ces végétaux. L’examen de ce cas ethnographique a été ainsi l’occasion d’interroger de manière plus générale les ressorts de la circulation et des régimes d’appropriation des pharmacopées occasionnée par l’internationalisation du vegetalismo péruvien.

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