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Developmental neurocognitive pathway of psychosis proneness and the impact of cannabis use

Josiane Bourque

August 1, 2018 DOI: 10.71781/28780 (opens in new tab)

Study at a glance

AI-extracted from the abstract
Characteristics Longitudinal cohort study (thesis)
Sample size 4,000
Population Adolescents from the general population: Co-Venture cohort (n=4000, age 12, followed annually for 4 years), IMAGEN neuroimaging cohort (n=2200, age 14, followed 2 years), and a Co-Venture neuroimaging subsample (n=151, age 12, followed annually for 4 years)
Duration Co-Venture: 4 years of annual follow-up; IMAGEN: 2 years of follow-up; Co-Venture neuroimaging subsample: 4 years of annual follow-up
Topics Cannabis
Key findings Cannabis use consistently preceded increases in psychotic experiences rather than the reverse. Among adolescents on a vulnerability trajectory, the relationship between cannabis use and psychosis risk was explained more by increases in depression and anxiety symptoms. Reduced hippocampus and amygdala volume combined with hyperactivity of these regions in response to neutral faces were associated with the emergence of psychotic symptoms, but cannabis use did not exacerbate the structural alterations observed in adolescents reporting psychotic experiences.

Abstract

Cette thèse fait la promotion d’une nouvelle approche ciblant le risque de psychose qui consiste à identifier les enfants et les jeunes adolescents de la communauté appartenant à différentes trajectoires développementales d’expériences psychotiques. Une identification très précoce du risque de psychose chez des jeunes de la communauté pourrait ainsi diminuer la période où les symptômes cliniques ne sont pas traités, mais aurait également le potentiel de prévenir efficacement l’émergence de symptômes avérés, et ce, si les facteurs de risque sont identifiés. Étant donné que la consommation de cannabis s’avère un important facteur de risque de la psychose et le contexte actuel où les états en sont à réviser leurs politiques de réglementation du cannabis, il s’avère primordial de mieux comprendre comment la consommation peut mener à la psychose chez les individus vulnérables. Tout d’abord, j’ai investigué la séquence temporelle entre la consommation de cannabis et les expériences psychotiques chez une population de 4000 adolescents, suivis pendant 4 ans, au moment de l’adolescence où les deux phénomènes s’initient. Ensuite, j’ai examiné, chez des adolescents suivant une trajectoire de vulnérabilité, le rôle d’un moins bon fonctionnement cognitif ainsi que celui d’une exacerbation des symptômes anxieux et dépressifs comme médiateurs du lien entre cannabis et risque de psychose. Enfin, j’ai investigué la présence de marqueurs neurocognitifs précoces (fonctionnels et structurels) qui seraient associés à l’émergence de symptômes psychotiques chez des adolescents, et exploré si la consommation de cannabis pourrait modérer l’ampleur de ces marqueurs. Les données proviennent de deux cohortes longitudinales suivant des adolescents de la population générale, l’étude Co-Venture (n=4000, âgés de 12 ans, suivis annuellement pendant 4 ans) et l’étude de neuroimagerie IMAGEN (n=2200, âgés de 14 ans, suivis pendant 2 ans), ainsi qu’un sous-échantillon de l’étude Co-Venture ayant complété des mesures de neuroimagerie (n=151, âgés de 12 ans, suivis annuellement pendant 4 ans). Les résultats ont montré que la consommation de cannabis précédait systématiquement l’augmentation des expériences psychotiques, et non l’inverse. Chez les jeunes suivant une trajectoire de vulnérabilité, la relation entre la consommation de cannabis et le risque de psychose était davantage expliquée par une augmentation des symptômes de dépression et d’anxiété. Une réduction du volume de l’hippocampe et de l’amygdale en combinaison avec une hyperactivité de ces mêmes régions en réponse à des expressions neutres étaient tous associés à l’émergence de symptômes psychotiques. Or, la consommation de cannabis n’a pas exacerbé les altérations structurelles observées chez les adolescents rapportant des expériences psychotiques. Ces résultats ont mis en évidence le rôle primordial d’un hyperfonctionnement du système limbique pouvant mener à l’attribution aberrante d’une importance émotionnelle aux stimuli de l’environnement, et ce, chez des adolescents vulnérables. Il semble que le mécanisme par lequel la consommation de cannabis mène à l’émergence de symptômes cliniques passe par son influence sur les symptômes de dépression et d’anxiété ainsi que leurs mécanismes neuronaux sous-jacents d’une hypersensibilité au stress. Enfin, de par ces résultats, cette thèse permet de contribuer au développement de nouvelles interventions visant à réduire la demande de cannabis chez des adolescents vulnérables.

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