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Le LSD comme traitement de la dépendance à ­­l’alcool en France (1960-1967)

Zoë Dubus

Psychotropes September 15, 2026 DOI: 10.3917/psyt.323.0035 (opens in new tab)

Study at a glance

AI-extracted from the abstract
Characteristics Historical analysis Peer reviewed
Topics LSD
Key points Argues that France was distinctive in the first wave of Western LSD research: it conducted clinical trials of LSD for alcoholism, unlike most of Europe, and French therapists employed a specific "shock" model. The article contrasts this with the North American "psychedelic" model (high doses, one to three sessions, often for alcoholism) and the European "psycholytic" model (low, gradually increased doses, many sessions, rarely for alcoholism).

Abstract

Durant la première vague ­­d’études occidentales sur les propriétés thérapeutiques du LSD, ­­l’une de ses indications principales dans le modèle « psychédélique » (administration de fortes doses en une à trois séances, surtout utilisée en Amérique du Nord) concerne le traitement de la dépendance à ­­l’alcool. À ­­l’inverse, en Europe, où se développait le modèle « psycholytique » (faibles doses augmentées progressivement et nombre important de séances), cette indication demeure limitée. Pourtant, la France se démarque par une double singularité : non seulement des essais cliniques du LSD dans le traitement de ­­l’alcoolisme y ont été menés, mais le modèle même employé, celui du choc, est spécifique aux thérapeutes de ce pays. À partir ­­d’archives inédites, cet article présente les différents types de thérapies ayant coexisté à ­­l’époque et analyse plus spécifiquement le cas français.