Mental Imagery and Iconic Imagery: The Art of the Origins between Neuropsychology and Shamanism
IRIS December 15, 2019 DOI: 10.35562/iris.978 (opens in new tab) via Semantic Scholar
Summary
AI-generated from the abstractUpper Paleolithic cave art includes many geometric signs alongside diverse animal depictions. Human or hybrid human-animal figures are rare, while these aniconic, often geometric forms are more numerous than animals. Interpreting the intentionality behind early cave painting is challenging, with signs being the most enigmatic aspect. Thirty years ago, Lewis-Williams and Dowson proposed a neuropsychological model linking entoptic phenomena to universal signs in cave art, suggesting shamanic visionary origins. This interpretation has sparked debate in France. The text questions whether the neuropsychological model can coherently explain archaeological data and symbolic constructions in decorated caves.
Study at a glance
| Characteristics | Theoretical or philosophical paper Peer reviewed |
|---|---|
| Key finding | Argues that the neuropsychological model, which links entoptic phenomena to geometric signs in cave art, remains a contested but potentially coherent framework for interpreting Upper Paleolithic symbolic imagery. |
Abstract
L’art pariétal du Paléolithique supérieur présente, à côté d’un extraordinaire répertoire animalier bien diversifié, un grand nombre de signes qui ne trouvent pas d’équivalents dans la perception de la réalité sensible. Tandis que les images des humains ou des créatures mi-humaines mi-animales sont très rares, ces formes aniconiques, souvent géométrisantes et aisément classifiables, sont globalement plus nombreuses que les animaux. Si saisir l’intentionnalité qui a poussé les premiers artistes à peindre sur les parois représente un défi pour nos compétences interprétatives, les « signes » constituent l’aspect le plus énigmatique de ce défi. Il y a trente ans, en 1988, dans la revue Current Anthropology, a été publié un article de James D. Lewis-Williams et Thomas A. Dowson, « The Signs of All Times. Entoptic Phenomena in Upper Paleolithic Art », ouvrant une nouvelle perspective sur l’origine des signes. En appliquant le modèle neuropsychologique à l’imagerie bidimensionnelle de l’art des grottes, il est possible d’identifier à des signes à valeur universelle, selon les auteurs, les apparitions entoptiques présentes, avec leurs diverses modalités combinatoires, dans l’art rupestre de « tous les temps ». Cette interprétation de l’art des sociétés préhistoriques, qui resitue la naissance des images dans les territoires visionnaires des cultures chamaniques, a soulevé en France des perplexités et des polémiques innombrables, parfois acerbes. Il est prioritaire alors de voir si le modèle neuropsychologique est effectivement en mesure d’offrir un cadre explicatif des données archéologiques des grottes ornées et de ses « constructions symboliques », en mesure d’intégrer tous les indices disponibles dans une construction théorique cohérente.