Physicalisme et qualia : limites de la rationalité scientifique au XXe siècle
September 24, 2011 DOI: 10.70675/ad2f677fzd854z46dez9e53zee37b9dfc378 (opens in new tab)
Study at a glance
AI-extracted from the abstract| Characteristics | Theoretical or philosophical paper |
|---|---|
| Key points | Argues that a tacit post-Platonic cleavage between objectified and subjectified forms of thought generates explanatory gaps that are typically bridged by mysterious conceptual leaps, and that the real task is not to resolve the physicalist/qualia dispute but to explain why the phenomenal/physical divide emerged at all. |
Abstract
Réduit à sa plus simple expression, ce travail de recherche met face à face deux acteurs s’affrontant dans un duel philosophique : le physicalisme et l’argument de la connaissance de Franck Jackson. La question clé autour de laquelle s’agencera notre discussion ici est (1) Est-il vrai que « Tout est physique » ? Le coeur de la thèse que nous défendons peut être résumé ainsi : (T) Le clivage post-platonicien (tacite) entre les formes objectivées et les formes subjectivées de la pensée, provoque des fossés explicatifs (explicites), qui sont franchis (très souvent) via des sauts conceptuels (mystérieux), intercalés entre les étapes d’une argumentation. Il sera argumenté ici que la distribution actuelle des débats sur l’axe états physiques (objectifs) / états qualitatifs (subjectifs) subit une pression souterraine post-platonicienne. Conséquemment, une bonne partie de l’énergie des penseurs actuels est dépensée à la recherche du « bon saut » ou « crochet » conceptuel permettant d’attacher les rives du mental à celui du physique. Nous soutiendrons que le coeur du problème ne consiste pas à résoudre le différend entre les physicalistes et les avocats des qualia, mais plutôt à trouver la réponse à la question : pourquoi en sommes-nous arrivés là, i.e., à ce clivage sur l’axe phénoménal/physique ?