Matara: A Dream King Between Insight and Imagination
W. Bodiford
Study at a glance
AI-extracted from the abstract| Characteristics | Historical analysis |
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| Key points | Argues, through Jōin's writings, that Matara was the king of dreams central to orthodox East Asian Buddhist meditation, contrary to earlier scholarship's emphasis on the deity's 'combinatory' or deviant character. Jōin also explains Matara's appearance as god of sovereignty for the Tokugawa family and Tenkai, and identifies divine right of government with 'shintō,' which he claims alone can ensure the realm's peace and prosperity. |
Abstract
Le present article examine une divinite appelee Matara qui etait a l'origine puissante, mais dont le culte a ete reprime avant de tomber dans l'oubli. Les precedentes etudes sur cette divinite ayant ete influencees par cette repression, elles ont mis l'accent sur son caractere soi-disant heterogene, « combinatoire », peu orthodoxe ou deviant. Apres une breve revue des theories les plus remarquables de ces precedentes etudes, nous introduisons les ouvrages d'un prelat Tendai de l'epoque Edo, Jōin (1682-1739), qui avait recu une initiation complete sur les secrets de Matara. Jōin presente Matara comme le roi des reves, jouant un role essentiel dans les pratiques orthodoxes de meditation du bouddhisme de l'Asie orientale. L'expose de Jōin nous aide a situer ce role dans son contexte. Il ne s'agit pas de « pratiques orthodoxes de meditation » dans les spectacles populaires et dans le folklore. Jōin explique egalement pourquoi Matara en vint a apparaitre comme le dieu de la souverainete pour la famille Tokugawa et pour Tenkai, le maitre bouddhiste qui avait etabli, selon les rites du Sannō ichijitsu shintō, le culte de Tokugawa Ieyasu (1542-1616) a Nikkō Bit en tant que Tōshō Daigongen. Suivant cette explication, Jōin identifie le droit divin de gouvernement comme relevant du « shintō » et affirme que seul ce dernier (et non le bouddhisme) est capable d'assurer la paix et la prosperite du royaume.